BRÈVES :

  • Formation des promoteurs du Fonds d’Appui à la Promotion de l’Emploi (FAPE) en entrepreneuriat
  • Plus de 600 volontaires nationaux au profit des chantiers de développement du Burkina
  • Promotion de la formation professionnelle au Burkina : le centre régional de formation professionnelle de Ouagadougou inauguré

Fonds d’Appui au Secteur Informel (FASI)


1. Bref historique de la création du FASI

Le Fonds d’Appui au Secteur Informel (FASI) a été créé par décret n°98-053/PM/METSS du 24 février 1998. Il est placé sous la tutelle technique du Ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles et sous la tutelle financière du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. Il a été érigé en Fonds national de financement en 2008, puis en Etablissement Public de l’Etat (EPE) en 2015. Le FASI est représenté dans les 13 chefs-lieux des régions du pays à travers les guichets uniques des fonds mis en place par le Ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles. En plus de cela, d’autres représentations ont été ouvertes dans certains chefs-lieux de provinces que sont Orodara, Tougan, Zorgho et Koupéla afin de rapprocher le FASI des populations rurales. Une nouvelle représentation provinciale a été mise en place en 2017 à Boromo et est logée dans les locaux de préfecture.

2. Mission du FASI.

La principale mission du FASI est de promouvoir l’auto emploi dans le secteur informel et de lutter contre le chômage, le sous-emploi et la pauvreté. A ce titre, il est notamment chargé de promouvoir la création d’emplois et consolider ceux existants par l’octroi de prêts aux porteurs de micro-projets et d’en assurer le recouvrement.

3. Les conditions d’éligibilité, les domaines d’intervention et les taux d’intérêt pratiqués.

Pour être éligible au financement du FASI, le promoteur (personne physique ou morale) doit exercer ou envisager d’exercer dans le secteur informel dans l’un de ses trois principaux domaines d’activités  que sont l’agropastoral,  l’artisanat, le commerce et les prestations de services.

 Le promoteur doit en outre satisfaire aux conditions suivantes :

  • présenter un projet rentable, créateur d’emplois et capable de générer des ressources pour faire face au remboursement du crédit ;
  • jouir de sa pleine capacité juridique ;
  • ne pas avoir un crédit en cours ou un engagement non honoré au FASI ;
  • ne pas être engagé auprès des autres Fonds, des banques et des établissements financiers ;
  • avoir  un aval sûr ;
  •  avoir un apport personnel de 10% du montant sollicité ;
  • Accepter le nantissement du matériel, des équipements ;
  •  accepter de souscrire à une assurance décès ;
  • être de nationalité burkinabè âgé de 18 ans au moins et 60 ans au plus ;
  •  être non salarié ;
  • avoir une structure financière équilibrée.

Pour le cas des groupements, accepter de se soumettre au principe de la caution solidaire.

Le FASI intervient dans les trois principaux domaines d’activités suivants :

  1. l’agro-pastoral ;
  2. l’artisanat;
  3. le commerce et les prestations de services.

Les crédits accordés par le FASI sont chargés d’un taux d’intérêt qui varie en fonction du domaine d’activité ou du statut physique du promoteur. Ce taux est fixé comme suit :

  • 13% pour le commerce, les prestations de service et l’artisanat ;
  • 10% pour l’agro pastoral (agriculture, élevage, embouche) ;
  • 4% pour les activités rentables des personnes vivant avec un handicap.

Ces taux sont dégressifs et ne sont frappés ni de commissions, ni de la TVA.

4. Les concours du FASI

Les concours du FASI varient de cent mille (100 000) Francs CFA à un million cinq cent mille (1 500 000) Francs CFA. Les remboursements peuvent être mensuels, trimestriels et semestriels selon le cycle de production de l’activité. La durée maximale du crédit ne peut excéder cinq (5) ans avec un différé maximum de six (6) mois.

5. Les garanties exigées.

Des garanties sont exigées en guise de sûretés pour l’octroi du prêt en vue de limiter le risque d’impayés. Ces garanties sont de diverses nature et varie suivant les montants sollicités.

Le tableau ci-après présente les garanties exigées en fonction du montant sollicité :

Montants sollicités

Garanties possibles

De 100 000  F CFA à 300 000 F CFA

Biens d’exploitation, engins à 2 ou 4 roues, Permis urbain d’habiter (titre foncier)

De 300 001 F CFA à 500 000 F CFA

engins à 2 ou 4 roues, Permis urbain d’habiter (titre foncier)

De 500 001 F à 1 000 000 F CFA

engins 4 roues, Permis urbain d’habiter (titre foncier)

De 1 000 001 F CFA à 1 500 000 F CFA

Permis urbain d’habiter (titre foncier)